Accueil » Réglementation en apiculture » Traçabilité
Mettre en place un système de traçabilité est une exigence essentielle pour tout apiculteur qui vend, transforme ou cède des produits de la ruche.
La traçabilité permet de garantir la sécurité sanitaire, d’assurer une transparence vis-à-vis du consommateur et de répondre aux obligations fixées par le Paquet Hygiène (Règlements CE n°178/2002 et n°852/2004).

1. Garantir la sécurité sanitaire et la confiance des consommateurs.
En cas de problème, la traçabilité permet de remonter à l’origine d’un lot (rucher, date, manipulation) et d’agir rapidement.
2. Respecter les obligations légales dès lors que les produits sont vendus ou cédés, même gratuitement, hors du cadre familial.
📜 La réglementation impose à l’apiculteur d’être en mesure d’identifier :
l’origine des produits entrants et sortants de l’exploitation ;
les lots de production, leur conditionnement et leurs destinataires.
Documents à conserver
Pour assurer une traçabilité complète :
Registre de traçabilité / cahier de miellerie
Factures fournisseurs et clients
Bons de livraison et fiches de lots
Résultats d’analyses (si réalisés)
Registre d’élevage associé
Tous ces documents doivent être conservés au minimum 5 ans.
1. Mettre en place un système de traçabilité en apiculture
Le registre de traçabilité (souvent appelé cahier de miellerie) doit permettre :
d’assurer un lien entre chaque étape : récolte, extraction, conditionnement, vente ;
de relier le produit fini à sa zone de production, et inversement ;
d’assurer la cohérence avec les autres documents de l’exploitation (registre d’élevage, factures, analyses, etc.) ;
de pouvoir identifier rapidement un lot concerné en cas de problème sanitaire.
Chaque maillon doit être documenté et associé à un numéro de lot identifiable.
💡 Le système doit être adapté au mode de commercialisation (vente directe, magasins, coopératives, etc.) et permettre une remontée et descente d’information fluide entre les acteurs.
2. Choisir la forme du registre de traçabilité
La forme du registre est libre, à condition qu’il remplisse les obligations de traçabilité.
Deux options principales existent :
Support papier : un cahier relié, sans feuilles volantes, avec des pages numérotées pour éviter les omissions.
Support numérique : tableur ou logiciel apicole, permettant l’archivage sur 5 ans.
Ce registre doit contenir au minimum :
la date de récolte et le rucher concerné ;
le numéro de lot attribué ;
les quantités produites et les mouvements des produits ;
les opérations de conditionnement et les clients ou destinataires.
La notion de lot est le cœur de la traçabilité.
Un lot correspond à un ensemble de denrées produites ou conditionnées dans des conditions pratiquement identiques.
La définition doit être suffisamment précise pour permettre des retraits ciblés, sans être trop complexe à gérer.
Quelques exemples :
Miel : par miellée, par rucher, par fût, ou par journée d’extraction.
Gelée royale : par pot de récolte ou par journée de conditionnement.
Pour un pot destiné au consommateur, le numéro de lot peut correspondre à la DDM (Date de Durabilité Minimale) si celle-ci est au format
jj/mm/aa.
Produit - Rucher - Date de récolte - N° de lot - DDM - Remarques
Miel de lavande - Valensole - 10/07/2025 - LAV2507-01 - 10/07/2027- Extraction manuelle
Pour répondre simplement aux obligations de traçabilité, l’ITSAP – Institut de l’Abeille, en collaboration avec l’ADAPI et le Syndicat AOP Miel de Corse, a développé un cahier de miellerie spécialement conçu pour les apiculteurs professionnels.
Cet outil pratique et conforme à la réglementation vous aide à :
Tenir un registre clair et complet des lots produits.
Répondre facilement aux contrôles ou demandes des autorités.
Organiser le suivi de production et de commercialisation.
